Shine Fades de la génération dorée de Belgique

Au final, à l’Allianz Arena, Roberto Martinez n’a pas pu s’empêcher de chercher loin. L’Italie, une équipe en pleine floraison avec une classe inégalée et, dans les dernières minutes, une ruse à l’ancienne, avait éliminé la génération dorée de la Belgique du tournoi. Après, il y a eu beaucoup d’introspection et même de pointer du doigt les Belges. Martinez aurait-il dû renforcer le milieu de terrain ? Aurait-il dû remplacer l’invisible Thomas Meunier par Yannick Carrasco à la place de Nasser Chadli, sorti en boitant après 60 secondes ? Doit-il laisser sa chance à Christian Benteke ?

Mais au milieu de toutes les analyses, condamnations et déceptions, un sentiment prévalait : ce moment, cette élimination déchirante ressemblait à la fin de la génération dorée de la Belgique, un groupe de joueurs talentueux qui ont grandi ensemble et ont joué au football à long terme mais jamais a remporté un grand prix.

En 2000, après une élimination au premier tour du Championnat d’Europe à domicile, la Belgique a réorganisé son modèle de football, s’éloignant du style de col bleu qu’elle avait joué pendant des décennies. Il a été remplacé par une philosophie basée sur un 4-3-3 jusqu’aux équipes de jeunes et mettant l’accent sur les compétences individuelles. La Belgique a produit un nouveau type de joueur : sexy, moderne et hautement qualifié – pas à une échelle industrielle comme la France et l’Allemagne voisines compte tenu de sa taille, mais suffisamment pour former des talents générationnels comme Eden Hazard et Kevin De Bruyne.

Au cours de la dernière décennie, les résultats de la Belgique n’ont cessé de s’améliorer : un quart de finale à la Coupe du monde 2014 et un quart de finale à l’Euro 2016 suivi d’une demi-finale et d’une médaille de bronze à la Coupe du monde 2018.

Après le dernier Européen et cette occasion manquée contre le Pays de Galles, Martinez a succédé à Marc Wilmots. L’Espagnol est arrivé avec la promesse audacieuse que la Belgique pourrait remporter la Coupe du monde. Il a failli livrer en Russie. Martinez a amélioré l’équipe, avec tous les joueurs à l’écoute de son attaque 3-4-3, avec un superbe retour 3-2 contre le Japon et un match pour toujours contre le Brésil.

Et donc, l’Euro 2020 était censé être l’heure de la Belgique, un couronnement pour une génération délicieuse, mais la phase de groupes a été lente et l’équipe n’a jamais vraiment été convaincue. Puis en huitièmes de finale, la Belgique a montré un football froid et calculé, sur le modèle de France 2018. Il suffisait de battre le Portugal sans jamais exceller. L’équipe a joué sur un muret, un moyen de protéger l’ancienne défense et d’avoir à couvrir l’espace derrière une ligne haute. Martinez n’avait d’autre choix que d’appliquer cette stratégie. Le résultat a été un football maigre et économique, basé sur une défense profonde et des transitions rapides.

Mais l’Italie découvre la Belgique. L’équipe de Roberto Mancini était moderne et respirait ajoie à vivre. Après les hymnes nationaux, l’Italie marquait déjà. Mancini et ses hommes ont repoussé les arrières latéraux belges et ont submergé le milieu de terrain adverse. Quand cela importait le plus, la Belgique semblait également être envahie par une « race mixte », un sentiment d’infériorité collective ou un manque de confiance en ses propres qualités. Bien sûr, les circonstances atténuantes comptent : De Bruyne n’était pas en forme et Hazard regardait depuis le banc. Martinez avait besoin de tous ses meilleurs joueurs pour arriver au bon moment, et cela ne s’est pas produit.

Quel est donc l’héritage de cette équipe belge ? Lors de la Coupe du monde, l’équipe était ravie; ce tournoi s’est terminé par un décrochage avec un football contre-intuitif.

Les Belges vont devoir renouveler, en vue de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Neuf joueurs de champ de l’équipe en avaient plus de trente. En défense, Thomas Vermaelen a 35 ans, mais le tapis roulant de la production belge de talents continue : Youri Tielemans peut devenir un leader, même si le milieu de terrain de Leicester City s’est encore avéré un poids léger à l’Euro 2020. Et l’adolescent Jeremy Doku a le monde à portée de main. ses pieds. Il a dansé et dansé devant les défenseurs italiens à volonté. L’avenir est donc encore radieux, mais cette génération actuelle – la génération dorée – est à bout de souffle. Bien sûr, De Bruyne et ses compagnons auront toujours Kazan.

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