Les enquêteurs font les résultats à Noisy-le-Sec le samedi 3 octobre 2020. – AFP

Un homme est soupçonné d’avoir tué sa femme, ses deux enfants âgés de 18 mois et 5 ans et deux de ses jeunes petits-enfants, âgés de 5 et 9 ans, à son domicile de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), nous avons appris ce samedi de l’accusation de
Bobigny. “A ce stade, rien ne permet d’établir l’origine et les circonstances de cette tragédie”, a déclaré le parquet dans un communiqué, qui évoquait auparavant un crime “intrafamilial” impliquant deux frères d’origine. Sri lankais.

L’auteur présumé, hospitalisé dans un état grave pour plusieurs blessures au couteau, a également gravement blessé les parents des petits-enfants et frappé plus légèrement les deux enfants plus âgés du couple, a précisé l’accusation. La police judiciaire est chargée des enquêtes.

L’alerte donnée en fin de matinée par les petits-enfants

Les corps sans vie des victimes ont été découverts par la police vers 11h30 dans un quartier résidentiel de cette commune de Seine-Saint-Denis. Selon l’accusation, ce sont ces deux adolescents de 13 et 15 ans qui tirent la sonnette d’alarme en se réfugiant chez les voisins.

«Je suis intervenu en premier parce que j’ai entendu des cris et des sanglots, j’ai sonné mais il n’a pas répondu. Pendant ce temps, l’un des fils est entré par la fenêtre de la cuisine en bas, sa tête saignait, il m’a dit que son oncle cassait une pipe, devenait fou et frappait tout le monde avec un marteau et avait enfermé la famille dans la maison “, dit le voisin sous couvert d’anonymat.

Selon leur récit, les deux garçons avaient été enfermés le matin par leur oncle dans le sous-sol du pavillon où se trouvaient leurs parents et l’un de leurs frères, tous grièvement blessés. “Ils ont également entendu des cris à l’étage” avant de réussir à s’échapper, indique le communiqué. Un des adolescents s’est alors réfugié dans un bar de quartier, le Rond-point, pour demander de l’aide.

«Un garçon de 13 ans a paniqué avec du sang sur la tête. Il m’a dit: “Mon oncle me poursuit avec un marteau”, il a été choqué “, a déclaré le gérant du bar, Mohamed Hemani.” Je l’ai protégé, il n’y avait personne derrière lui, il m’a dit que ses sœurs ils ont été enfermés dans l’appartement avec une troisième personne. Je me suis occupé de lui et j’ai appelé les services d’urgence et la police. “

Création d’une unité psychologique

Dans ce quartier proche de la gare RER, où un périmètre de sécurité avait été établi, plusieurs témoins étaient sous le choc. «C’était une famille sans histoire, exemplaire. Je n’arrive pas à y croire », a déclaré le maire PCF de la ville, Olivier Sarrabeyrouse, qui a été élu il y a quelques mois et qui avait été l’enseignant de beaucoup de ces enfants. Selon lui, la famille était présente en France depuis plusieurs années.

Le propriétaire d’un autre bar, le Petit-Noisy, situé à une dizaine de mètres du drame, a évoqué une récente dispute familiale qui, selon lui, n’avait pas d’avenir. “Je connaissais le père, très calme et gentil, il venait parfois au bar, ils venaient il y a un an ou deux”, a-t-il déclaré sous couvert d’anonymat. “La semaine dernière, il y avait déjà une dispute familiale dans cette famille, la police était arrivée et s’est calmée depuis.”

La ville va mettre en place une cellule psychologique pour les enfants et les familles, a annoncé le maire.



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