Unibail-RW est la première société immobilière commerciale en Europe. (© Lescot)

Face aux doutes des investisseurs, la foncière commerciale tente de desserrer l’emprise de son bilan en levant 3,5 milliards d’euros. L’opération, déjà garantie par un syndicat bancaire, promet d’être fortement dilutive pour les actionnaires qui n’y participent pas. Il faut cependant tenter de restaurer la confiance évaporée et lutter contre un levier d’endettement désormais trop lourd par rapport aux valeurs des actifs sous pression.

«La réalité, c’est lorsque nous nous rencontrons», a déclaré Jacques Lacan. Unibail-Rodamco-Westfield et ses actionnaires vivent une expérience amère.

La première foncière commerciale européenne doit décider de lancer une augmentation de capital massive, très dilutive, mais indispensable pour tenter de sortir du piège dans lequel Covid-19 et un levier financier excessif l’ont précipité.

La société immobilière, qui excluait toujours tout besoin de levée de fonds à la mi-août, a annoncé un mois plus tard une augmentation de capital de 3,5 milliards d’euros afin de soulager la mainmise sur son bilan.

L’opération sera conclue d’ici la fin de l’année après le feu vert de ses actionnaires convoqués en assemblée générale. Compte tenu des délais légaux, cela ne sera probablement pas possible avant la mi-novembre, la levée de capitaux à ce moment-là probablement en cours.

Celui-ci a déjà bénéficié d’un engagement d’un consortium bancaire de six banques, qui garantit ainsi son succès en termes de montant global levé. Il s’agit notamment de Bank of America, BNP Paribas, Crédit Agricole, Goldman Sachs, JP Morgan et Société Générale.

Droit de souscription préférentiel

Elle sera réalisée avec le maintien du droit préférentiel de souscription pour les actionnaires actuels.

Mais la terre

En savoir plus sur LeRevenu.com

READ  Wall Street s'arrête brusquement, de nouvelles craintes économiques