Verdict attendu dans le procès contre la première personne inculpée en vertu de la loi sur la sécurité de Hong Kong

HONG KONG, 27 juillet (Reuters) – Trois juges de Hong Kong devraient rendre leur verdict mardi dans le procès de la première personne inculpée en vertu de la loi sur la sécurité nationale, une affaire historique ayant des implications sur la façon dont la législation remodèle les traditions de common law de la ville.

L’ancien serveur Tong Ying-kit, 24 ans, a plaidé non coupable d’allégations de terrorisme et d’incitation à la sécession, ainsi que d’une accusation alternative de conduite dangereuse ayant entraîné des blessures graves. Les faits qui lui sont reprochés sont survenus le 1er juillet 2020, peu après l’entrée en vigueur de la loi.

Tong est accusé d’avoir conduit sa moto contre trois policiers anti-émeutes alors qu’il portait un drapeau avec le slogan de protestation « Libérez Hong Kong, révolution de notre temps », que les procureurs qualifient de sécessionniste.

Les chefs d’accusation principaux pourraient conduire à une peine d’emprisonnement de plusieurs années pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité, tandis que l’accusation alternative pourrait être punie jusqu’à sept ans de prison.

Son procès a été présidé par les juges Esther Toh, Anthea Pang et Wilson Chan, qui ont été choisis par la cheffe de la ville Carrie Lam pour examiner les affaires de sécurité nationale. Leur verdict est attendu à 15H00 locales (07H00 GMT).

Le cas de Tong est considéré par les militants pro-démocratie et les groupes de défense des droits de l’homme comme une rupture avec les traditions de droit commun de Hong Kong, car il s’est vu refuser la libération sous caution et un procès devant jury.

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C’est également la preuve des limites de la liberté d’expression dans l’ancienne colonie britannique, alors que l’accusation et la défense ont débattu de la signification du slogan, qui était omniprésent lors des manifestations de masse de 2019 à Hong Kong.

Les gouvernements de Pékin et de Hong Kong ont affirmé à plusieurs reprises que la loi sur la sécurité était nécessaire pour apporter la stabilité après les manifestations souvent violentes de 2019 et que les droits et libertés promis à la ville lors de son retour à la domination chinoise en 1997 restent intacts.

La loi, imposée par Pékin en juin 2020, punit ce que la Chine considère comme de la subversion, de la sécession, du terrorisme et de la collusion avec des forces étrangères.

Reportage de Marius Zaharia. Montage par Gerry Doyle

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