Vote suisse sur la loi « Netflix », les dons d’organes et Frontex

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Genève (AFP) – La Suisse votera dimanche si les services de streaming doivent débourser de l’argent pour augmenter la production cinématographique suisse et si tout le monde doit automatiquement devenir donneur d’organes, sauf indication contraire.

Dans le cadre du système de démocratie directe de la riche nation alpine, les électeurs sont appelés aux urnes quatre fois par an pour décider de sujets spécifiques, selon la demande populaire.

En plus des services de streaming et du don d’organes, les Suisses votent pour participer ou non à l’expansion prévue de l’agence frontalière européenne Frontex, fournissant plus d’argent et de personnel pour protéger la zone frontalière Schengen ouverte du continent.

Les bureaux de vote ferment à midi (1000 GMT), la plupart des bulletins de vote ayant déjà été postés au cours des quatre dernières semaines.

Les projections du vote devraient arriver dans l’heure, les résultats arrivant dimanche.

Alex Netflix

Le vote dit « Lex Netflix » concerne un amendement à la loi sur la production cinématographique adopté par le parlement en octobre dernier.

Depuis 2007, les diffuseurs nationaux sont tenus d’investir 4% de leur chiffre d’affaires dans la production cinématographique suisse.

La modification de la loi vise à rattraper le changement radical dans la façon dont le contenu audiovisuel est désormais consommé, les plateformes de streaming mondiales telles que Netflix, Disney + et Blue gagnant des centaines de millions de dollars en Suisse chaque année.

De plus, les plateformes devront veiller à ce que les films ou séries produits en Europe représentent au moins 30% du contenu disponible en Suisse, comme dans l’Union européenne voisine.

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Les opposants de droite ont recueilli suffisamment de signatures pour amener le changement à un référendum.

Si le défi échoue, les services de streaming doivent respecter la règle des quatre pour cent.

Selon de récentes enquêtes d’opinion, le référendum semble voué à passer un peu, même si l’opposition grandit.

En savoir plus sur les greffes

Le vote pour modifier les lois sur le don d’organes verrait tout le monde devenir donneur potentiel après la mort, à moins qu’il n’y ait expressément renoncé.

Actuellement, les greffes ne sont possibles que si le donneur a consenti avant de mourir.

Le gouvernement et le parlement veulent changer la loi avec un modèle de « consentement présumé », tel qu’il est utilisé dans de nombreux autres pays européens.

Les proches auraient toujours le droit de refuser s’ils soupçonnaient que le défunt n’aurait pas voulu être donneur d’organes.

Un groupe d’opposants, soutenu par la droite populiste et religieuse, a recueilli suffisamment de signatures pour forcer un référendum.

Les sondages montrent qu’environ 60% soutiennent la modification de la loi.

Fin 2021, plus de 1400 patients attendaient une greffe d’organe en Suisse, un pays d’environ 8,6 millions d’habitants.

Mais 72 personnes sont mortes en 2021 alors qu’elles étaient sur liste d’attente, selon l’organisation Swisstransplant.

Sortie avant ?

Les liens entre Bruxelles et Berne sont tendus depuis mai 2021, lorsque la Suisse non membre de l’UE a soudainement décidé de mettre fin à des années de discussions en vue d’un large accord de coopération avec le bloc.

Le vote Frontex pourrait accroître le malaise.

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Selon le plan d’expansion européen, Frontex disposerait d’un contingent permanent de 10 000 gardes-frontières et garde-côtes.

La Suisse triplerait presque sa contribution financière à Frontex à 61 millions de francs suisses (61 millions de dollars, 58 millions d’euros) par an.

Les organisations de soutien aux migrants, soutenues par des partis politiques de gauche, ont recueilli suffisamment de signatures pour forcer un référendum.

Le gouvernement a averti que si les électeurs refusent l’élargissement, la Suisse risque l’exclusion automatique de l’espace Schengen.

Les sondages indiquent que 69% des électeurs suisses sont contre l’expansion de Frontex.

En février, les Suisses ont voté pour renforcer leurs lois notoirement laxistes sur le tabac en interdisant pratiquement toute publicité pour des produits dangereux.

Les électeurs ont également refusé d’interdire tous les tests sur les animaux et de fournir un financement public supplémentaire aux entreprises de médias.

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