Il a changé le point culminant en une scène émouvante.De retour à Toulouse, Aurelson réalise une nette adéquation entre la scénographie hollywoodienne et le texte...
RAPPORT. Orelsan, le « poète moderne » au Zénith de Toulouse : action, poésie et chaleur familiale dans un spectacle spectaculaire.
Il a transformé le Zenit en une arène émotionnelle.Pour son retour à Toulouse, Orelsan a livré une performance précise entre mise en scène hollywoodienne et paroles intimistes.Le rappeur caennais a prouvé qu’il savait rassembler toutes les générations.Et il récidive ce jeudi soir.
A l'image de la chanson titre, Aurelson a fait une entrée fracassante sur la scène du Zénit de Toulouse.Cain ouvre le concert avec "Yoroi", une chanson qu'il a coproduite avec l'ancien membre des Daft Punk Thomas Bangalter.À en juger par les premières notes de guitare, la foule de 10 000 personnes présentes mercredi soir était électrisée.
"Toulouse, tu vas bien ou quoi ? J'ai très envie de t'entendre chanter !"dit le chanteur, avant d'atteindre les bases nécessaires "Basique".Ci-dessous, la scénographie élaborée : cascadeurs en action, scène en mouvement et paysages époustouflants.
Habitué de la grande scène, Orelson n’en est pas à son coup d’essai.Sa précédente tournée, "Civilization Tour", avait attiré environ 600 000 spectateurs en France.Le rappeur de 43 ans entretient un lien particulier avec la Ville rose.En 2017, il choisit le métro de Toulouse comme décor d'une séance photo pour son album "The Party's Over".
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"C'est un poète moderne"
Tout comme dans les tribunes, le public dans la fosse est diversifié.Ados, trentenaires, parents et enfants partagent les mêmes sentiments.Ils entretiennent tous une relation particulière avec Orelsan.Matthieu explique avoir réellement découvert l'artiste grâce au documentaire "Ne le dis à personne" réalisé par son frère aîné, Clément Cotentin.
Tiffany souligne l'évolution de l'artiste : "Sur cet album, il parle de choses plus personnelles. Cela me touche plus au cœur que je ne m'identifie à certaines chansons." Selon elle, c'est là que réside la force d'Orelsan : "Ses textes parlent à tout le monde. On grandit avec lui. Plus on écoute ses albums, Plus on se souvient de nous-mêmes. Il fait ce qu'il aime. Ce n'est pas ce qu'on attend de lui."
Thibaud et Yanis, deux frères, étaient également présents.Thibaud suit Orelsan depuis longtemps, tandis que Yanis le voyait sur scène pour la première fois.Tous deux sont d’accord : « Chacun peut se retrouver dans ses chansons ».
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Dans cette autre famille, la passion se transmet naturellement : « Papa adore ça, donc les enfants sont fans », sourit Mélissa.Zoé préfère « Basik » et Eitan « Baboa ».Alexander pense qu'Orlesan "peut évoluer avec le temps" et que ses textes l'ont accompagné tout au long de sa vie.Emmeline en est à sa troisième.Son fils Natan attend un moment bien précis : "Je veux voir la chanson échantillonnée".Avec de la terre battue", précise-t-il, comme l'indique le clip de "La Quête".
En famille, Philippe a révélé qu'Orelsan est son rappeur préféré.Il a déclaré : « À part ses premières paroles, je pense que c'est un poète moderne ».Lors du premier de deux concerts toulousains, Orelsan a prouvé qu'il pouvait fédérer ses fans autour de chansons qui évoluent, résonnent et marquent les esprits.
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