Est-il possible de détecter la démence avant qu’il ne soit trop tard ?Oui, selon cette étude scientifique qui met en garde contre certaines habitudes.
"Un signe précoce de démence" : cette habitude apparemment inoffensive devrait être surveillée après 50 ans, selon les médecins
La démence peut-elle être diagnostiquée avant qu’il ne soit trop tard ?Oui, selon une étude scientifique qui met en garde contre certaines habitudes.
La démence reste l’une des maladies les plus effrayantes.Cela inquiète, fait peur et provoque souvent une perte soudaine d'orientation, d'autonomie et d'identité.Mais tout n’est pas aussi simple qu’il y paraît.La recherche progresse, la compréhension des maladies neurodégénératives progresse et des traitements se développent.D’ailleurs, certains indices retiennent aujourd’hui l’attention des scientifiques.Comme le révèle une étude publiée dans la revue scientifique Neurology et publiée dans Elle, des habitudes quotidiennes longtemps considérées comme inoffensives pourraient indiquer un risque de démence plus tôt qu’on ne l’imagine.
Comprendre la démence pour mieux reconnaître ses premiers signes
La démence fait référence à un groupe de maladies qui affectent progressivement les fonctions cérébrales.Cela entraîne des changements dans les capacités cognitives attendus du vieillissement normal.La mémoire est souvent touchée, mais elle n’est pas la seule touchée.La pensée, le langage, l’orientation ou encore la capacité à accomplir les tâches quotidiennes peuvent être affectés.
La maladie d'Alzheimer reste la forme la plus courante, mais il existe d'autres types de démence, comme la démence vasculaire ou la démence frontotemporale.Il n'y a pas de traitement à ce stade.En revanche, un traitement précoce peut atténuer certains symptômes, ralentir leur progression et améliorer la qualité de vie.C'est pourquoi il est important d'identifier les signes avant-coureurs, même s'ils semblent insignifiants.
Une étude axée sur les habitudes quotidiennes face à la démence
L'étude, publiée dans la revue scientifique Neurology, s'appuie sur le suivi de plus de 2 000 personnes âgées qui n'avaient pas initialement développé de démence.Pendant plusieurs jours, leur quotidien a été enregistré grâce à un appareil capable de suivre l'activité, les phases de repos et l'organisation générale de leurs journées.Les chercheurs ont ensuite étendu le suivi sur plusieurs années pour déterminer quels profils entraînaient des troubles cognitifs.
Les scientifiques ont vite découvert que certaines habitudes, davantage liées au rythme de vie qu’à l’effort lui-même, revenaient plus souvent chez les personnes qui développaient par la suite une démence.Le premier élément a été mis en avant : le moment où l’activité quotidienne atteint son maximum.Les participants dont l’activité culmine plus tard dans l’après-midi sont plus susceptibles de développer une démence que ceux qui sont actifs plus tôt dans la journée.Il ne s'agit pas seulement de sport, mais de toutes les activités quotidiennes, qu'il s'agisse de voyages, de tâches ménagères ou d'activités sociales.Pour les chercheurs, l’activité souvent concentrée en fin de journée reflète un écart progressif entre le mode de vie et les rythmes biologiques normaux.Lorsque ce déséquilibre se produit, il peut affecter certains processus fondamentaux du cerveau, notamment ceux impliqués dans la restauration et le maintien des fonctions cognitives.
Démence : que faire pour protéger la santé de votre cerveau ?
L’étude s’est également penchée sur la régularité du rythme circadien, l’horloge interne qui façonne l’alternance entre activité et repos.Les chercheurs ont examiné dans quelle mesure ce changement était évident au cours de la journée.Lorsque la différence entre les périodes d’activité et de repos diminue, le rythme intrinsèque apparaît moins stable.Les personnes dont la structure quotidienne est insuffisante courent un risque plus élevé de développer une démence.Une vie quotidienne irrégulière, caractérisée par des phases d'activité tardives et un repos fragmenté, peut donc représenter un signal précoce, bien avant que les problèmes n'apparaissent.Avec la mémoire, ils deviennent visibles.
Ces résultats ne suscitent pas d’inquiétude avec un léger changement occasionnel.Après tout, ils se souviennent de l’importance d’une certaine régularité.Des journées structurées, une activité physique diurne et un sommeil de qualité contribuent à maintenir la santé cérébrale.Les experts soulignent également le rôle de l’alimentation, notamment les approches inspirées des régimes mentaux.En revanche, lorsque le quotidien est chaotique et s'accompagne de troubles cognitifs inhabituels, la consultation permet d'agir rapidement.Souvent ces petits signes, longtemps négligés, offrent la meilleure marge de manœuvre.
