«J’étouffe! “” J’étouffe! “” J’étouffe! Perché sur une semi-remorque, Hugo, 10 ans, exhorte la foule à chanter ces paroles, les dernières prononcées par son oncle Cédric Chouviat avant sa mort le 3 janvier 2020. Un an après la mort de ce livreur de 42 ans, Suite à un contrôle routier dégénéré au pied de la tour Eiffel, plusieurs centaines de manifestants ont défilé ce dimanche après-midi pour rendre hommage et exiger la suspension des policiers impliqués.

Trois d’entre eux ont été mis en examen en juillet dernier pour homicide involontaire coupable. Un quart a été placé sous le statut de témoin assisté dans cette affaire qui est devenue un symbole de violence policière. Cédric Chouviat a été cloué au sol avec son casque de moto, provoquant une gêne. Conduit dans un état critique à l’hôpital, il est décédé deux jours plus tard. Plusieurs vidéos ont montré que l’un des policiers avait pratiqué une clé étouffante sur lui et que Cédric Chouviat, qui portait un micro sous son casque, avait dit “J’étouffe” à sept reprises, ce que les responsables n’ont pas voulu. entendu.

Rassemblés derrière une pancarte «Justice pour Cédric» et une banderole en opposition à «Police d’État» et «État de droit», les manifestants se sont rendus sur les lieux du drame, alors que la marche était régulièrement ponctuée de discours, notamment de la “De toute urgence notre meurtre policier.” Assa Traoré, dont le frère Adama était décédé en juillet 2016 après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), a exigé que la technique de la clé d’étranglement soit «interdite, pour qu’aucun nom ne vienne. à ajouter à celui de Cédric Chouviat ».

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Assa Traoré, ici avec la fille de Cédric Chouviat, a appelé à l’interdiction de la technique du tube étrangleur. / LP / Olivier Corsan

“Nous voulons que le gouvernement agisse pour renvoyer les quatre policiers, mais Darmanin ne veut rien faire, il s’offusque de Christian Chouviat, le père de la victime. La vie n’a pas changé pour eux, mais la nôtre a changé”, Cet homme continue. La marche a également été rejointe par des gilets jaunes, des militants Attac ou même des “antifas”, ces derniers scandant des slogans anti-police. “S’il vous plaît, je ne veux plus entendre ces mots”, Sofia, la fille de Cédric Chouviat. On ne déteste pas la police, on déteste les injustices, ceux qui commettent des violences … “

Autre slogan de la marche: appel au retrait de la soi-disant loi de sécurité mondiale. «Au lieu de remédier au problème, le gouvernement redonne! »Doria, la veuve de Cédric Chouviat, est émue. “Sans vidéo, pas de preuve … l’affaire aurait été close! Notre parole ne vaut rien comparée à celle d’un policier” abonde Ismaël, 28 ans, proche de la famille.

Bulletin Essentiels du matin

Un tour de l’actualité pour commencer la journée

«Nous sommes en train de tomber dans un État policier. J’ai vu la dégradation dans les manifestations contre les lois sur les retraites, celles des gilets jaunes… »estime Marine, une enseignante de 61 ans qui a déjà participé à plusieurs manifestations contre ce texte controversé.

Les manifestants ont également appelé au retrait de la soi-disant loi sur la sécurité mondiale./LP/Olivier Corsan
Les manifestants ont également appelé au retrait de la soi-disant loi sur la sécurité mondiale./LP/Olivier Corsan

«Cette loi vise à empêcher les journalistes de travailler, les familles des victimes d’avoir accès à la vérité. Nous continuerons le tournage! »A lancé Me Arié Alimi, avocat de la famille, à la fin de la marche. Se félicitant du travail accompli par un juge d’instruction dans leur dossier, son collègue Me Vincent Brengarth, autre avocat de Chouviat, a néanmoins regretté la rétention des fonctionnaires et salué la «mobilisation citoyenne sans laquelle, compte tenu de la dérive autoritaire que l’on sait, la justice n’avancera pas ».

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