Quatre avions déployés, 16 Belges transportés par avion

L’aéroport international de Kaboul lundi. © Belge

Depuis la chute de la capitale afghane Kaboul aux mains des talibans cette semaine, la Belgique se prépare à l’évacuation de ses principaux citoyens et travailleurs du pays.

Selon les dernières données, jusqu’à présent, seuls 16 Belges ont été évacués du pays touché par les forces belges, malgré le fait que quatre avions de transport ont été déployés pour effectuer une rotation des vols d’évacuation.

Pour mettre ce chiffre en perspective, 19 autres Belges ont fui l’Afghanistan sur des vols organisés par les Pays-Bas.

Le plan était de faire sortir des diplomates belges et d’autres citoyens, ainsi que d’éminents collaborateurs afghans, y compris ceux qui avaient été employés comme interprètes par les forces belges au cours de leurs 20 années d’occupation.

Ces personnes, plus que des citoyens étrangers, risquent désormais d’être victimes de la vengeance des talibans, précisément parce qu’elles ont collaboré avec « l’ennemi ». Et pas seulement ceux qui ont travaillé directement avec les forces d’occupation. Selon les méthodes des talibans, leurs familles sont également en danger.

« Les conditions restent très volatiles et complexes », a déclaré la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR). « La situation est extrêmement difficile, notamment à l’entrée de l’aéroport. Nous espérons que quelque chose changera dans les prochains jours.

Les 16 chanceux évacués faisaient partie d’un groupe de 442 Belges et leurs familles, ainsi que des travailleurs afghans, des ressortissants luxembourgeois et autres qui sont autorisés à résider en Belgique. Hier matin, ils sont montés à bord d’un avion de transport C-130 à l’aéroport de Kaboul.

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Plus tard vendredi, un autre transport a atterri mais est resté vide. Pendant le bref intervalle entre les deux vols, aucun de ceux qui attendaient pour embarquer n’avait réussi à passer la garde lourde postée par les talibans autour de l’aéroport.

Cela a été rendu plus compliqué par les troupes américaines, qui gardaient notamment l’aéroport jusqu’au 31 août, qui semblaient avoir quelques difficultés à identifier ceux qui avaient le droit de monter à bord des avions.

Deux autres avions belges qui devaient continuer à rouler ont dû être annulés après que le Pakistan leur a refusé l’autorisation de s’arrêter à Islamabad, d’où les avions opèrent un service de navette visant à secourir des personnes.

« Nous avons plus d’avions que de passagers », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’OTAN. « Le grand défi est d’amener les gens à l’aéroport, puis dans les avions. Nous allons travailler dur pour l’améliorer. »

La Belgique fera un nouvel effort aujourd’hui.

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