Des pharmaciens du Centre-Val de Loire vont pouvoir prendre en charge des pathologies bénignes, tels que des brûlures de premier degré, des maux de gorge ou des piqûres de tiques, dans le but de décharger les cabinets médicaux. Cette expérimentation est réalisée par l’association Pharma système qualité (PhSQ) et soutenue par le ministère de la Santé.
Sur les 90 pharmacies de la région, 40 ont été sélectionnées selon des critères géographiques pour participer à cette expérience novatrice. Les pharmaciens participants ont suivi une formation afin de pouvoir conseiller les patients sur un médicament adapté ou les orienter vers un médecin généraliste ou les urgences, si nécessaire.
Cette initiative a suscité des critiques de certains, qui estiment que cela complique l’accès aux soins et rend difficile pour les patients de savoir quand contacter un généraliste ou se rendre aux urgences. Cependant, le président du syndicat des Pharmaciens FSPF Indre-et-Loire assure que l’objectif n’est pas de concurrencer les médecins mais plutôt de collaborer avec eux. Les pharmacies participantes ont d’ailleurs pris contact préalablement avec les médecins généralistes pour une meilleure coordination des soins.
D’après des chiffres de juillet 2023, cette expérimentation a déjà pris en charge 1 800 situations en Bretagne. Cela démontre le succès et l’efficacité de cette approche en libérant du temps médical pour les cas plus graves et urgents. Les patients bénéficient ainsi de consultations plus rapides et les cabinets médicaux ne sont pas surchargés.
Cette initiative pourrait donc s’avérer prometteuse pour améliorer l’offre de soins et favoriser une meilleure répartition des tâches entre les professions médicales. À l’issue de cette expérimentation, il sera intéressant d’évaluer ses résultats et envisager une possible généralisation à l’ensemble du pays, si les bénéfices se confirment.





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