Google signe un accord de 5 ans pour payer les informations de l’AFP

Le logo Google est visible à Davos, en Suisse, le 20 janvier 2020. REUTERS/Arnd Wiegmann

OAKLAND, Californie, 17 novembre (Reuters) – Google d’Alphabet Inc (GOOGL.O) commencera à payer l’Agence France-Presse pour son contenu d’actualités dans le cadre du vaste partenariat de cinq ans annoncé mercredi qui marque l’un des plus importants accords de licence conclu par un géant de la technologie sous une nouvelle loi française.

Les agences de presse, qui ont perdu des revenus publicitaires au profit d’agrégateurs en ligne comme Google et Facebook (FB.O), se plaignent depuis des années des entreprises technologiques utilisant des articles dans les résultats de recherche ou d’autres fonctionnalités non payantes.

De nouvelles lois en France et en Australie, alimentées par la pression des médias et la pression publique, ont donné aux éditeurs un plus grand poids, conduisant à une série d’accords de licence mondiaux d’une valeur totale de milliards de dollars.

L’accord de l’AFP fait suite à l’adoption par la France d’une loi sur le droit d’auteur qui crée des « droits voisins », obligeant les grandes entreprises technologiques à ouvrir des discussions avec les rédacteurs en chef qui souhaitent une redevance.

Google a refusé de divulguer les conditions financières de l’accord, mais a confirmé qu’il durerait cinq ans. Les sociétés ont déclaré dans un communiqué de presse conjoint qu’elles collaboreraient également sur des projets, tels que la vérification des faits.

« Cet accord est une reconnaissance de la valeur de l’information », a déclaré Fabrice Fries, directeur général de l’Agence France-Presse, dans un communiqué.

Plus tôt cette année, Google a accepté de verser 76 millions de dollars sur trois ans à un groupe de 121 éditeurs d’informations français, hors AFP, avait précédemment rapporté Reuters. Mais l’accord a été suspendu, en attendant l’issue d’une procédure antitrust dans laquelle le régulateur français de la concurrence accusait Google de ne pas avoir négocié de bonne foi.

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Sébastien Missoffe, directeur général de Google France, a déclaré que l’accord avec l’AFP montrait « la volonté de l’entreprise technologique de trouver un terrain d’entente avec les éditeurs ».

L’accord n’intègre pas l’AFP dans News Showcase, une fonctionnalité lancée par Google l’année dernière qui promeut le contenu de plus de 1 000 éditeurs qui ont accepté de concéder sous licence du contenu payant.

Reuters a signé un accord News Showcase avec Google en janvier, et le propriétaire de Wall Street Journal News Corp (NWSA.O) a conclu un accord similaire un mois plus tard.

Facebook a signé le mois dernier un accord de droits voisins avec une alliance française qui comprend des dizaines d’éditeurs comme Le Figaro.

Reportage de Paresh Dave ; Montage par Stephen Coates

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