Alors que de nombreux laboratoires ont revu à la hausse leurs objectifs de livraison, les centres de vaccination refusent les rendez-vous et certains sont même reportés. Cependant, le pays s’attend à recevoir des millions de doses en février.

La France deviendra-t-elle fourmi avec les compléments vaccinaux? Si le pays a intensifié sa campagne de vaccination ces dernières semaines, en injectant plusieurs centaines de milliers de doses par semaine, la direction générale de la santé semble gérer ses approvisionnements avec beaucoup de réticence.

À ce jour, 1,48 million de doses ont été administrées selon les données du ministère de la Santé recueillies sur le site Web de CovidTracker. Cependant, le stock de dose reçu le 26 janvier était officiellement de 2,65 millions de doses. Cela représente au total 55% de la dose utilisée.

Garder la dose en dessous du coude a du sens. Les vaccins Pfizer / Bioentech et Modern nécessitent deux injections tous les 21 ou 28 jours, selon le laboratoire. Et contrairement au Royaume-Uni, qui a décidé de prolonger le délai, la France veut honorer le programme de vaccination. L’utilisation de tous les approvisionnements actuels peut rendre impossible l’administration d’une deuxième dose en cas de retard dans l’administration. Pour rappel, la France devrait administrer 342 000 secondes doses cette semaine, soit 21 jours avant le 21 janvier.

Environ 7 millions de doses disponibles en février

Le pays aurait maintenant environ 1,2 million de doses en stock alors que les laboratoires continuent de fournir. Modern, qui a revu sa livraison à la baisse (150 000 de moins que prévu), devrait encore distribuer environ 450 000 doses en février.

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De son côté, Pfizer, après avoir réduit son nombre de livraisons la semaine dernière (380 000 au lieu de 520 000), a annoncé lundi que son site de production en Belgique était désormais opérationnel et pouvait reprendre son rythme soutenu. . Le laboratoire devrait délivrer plus de 570 000 doses cette semaine et un total de 2,5 millions de doses en février.

De son côté, AstraZeneca, qui ne prévoyait fournir que 31 millions de doses en Europe au premier trimestre, a revu ses objectifs à la hausse et fournira à terme 40 millions de doses. La France, qui a droit à 15% des lots, aura droit à 6 millions de doses d’ici fin mars. La première livraison aura lieu cette semaine. Dans l’ensemble, le pays devrait atteindre 2,5 à 3 millions de doses d’ici la fin du mois de février.

Ainsi, si l’on dispense de la dose stockée (1,2 million), Pfizer (2,5 millions), Modern (450 000) et AstraZeneca (2,5-3 millions), on atteint un total de 6,6 à 7,1 millions de doses de vaccins.

Cependant, le ministère de la Santé n’injecte qu’un million de vaccins et 1,4 million de secondes injections en février, pour un total de 2,4 millions d’injections par mois. Il représente 36% des parts du pays en février.

Localement, il est également très difficile de prendre des rendez-vous au centre de vaccination et de nombreux rendez-vous programmés sont annulés. Une nouvelle pause dans la campagne de vaccination qui crée de la gêne et de l’incomplétude. Après avoir augmenté depuis la mi-janvier, la campagne s’est arrêtée la semaine dernière. Et les objectifs actuels du ministère de la Santé ne suggèrent pas un décollage rapide.

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Contactée par BFM, la direction générale de la santé n’a fait aucun commentaire.