Le Premier ministre Giuseppe Conte remporte le vote au Sénat et dirige le gouvernement minoritaire

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte est vu après s’être adressé aux sénateurs.

ANDREAS SOLARO | AFP | Getty Images

LONDRES – L’Italie s’éloigne encore plus chaos politique Mardi, le Premier ministre Giuseppe Conte a survécu à un vote de confiance à la chambre haute du Parlement.

Le pays avait été pris dans une nouvelle incertitude politique la semaine dernière après qu’un petit parti a retiré son soutien au gouvernement de coalition, le privant ainsi d’une majorité au parlement.

Cependant, les législateurs italiens au Sénat ont soutenu Conte lors d’un vote mardi, de 156 à 140, lui permettant de rester en fonction. Il a également été soutenu par la chambre basse du Parlement lors d’un vote lundi soir. Conte dirigera désormais une administration minoritaire en un pays sujet à controverse politique.

Italia Viva, le petit parti politique créé par l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, a quitté la coalition la semaine dernière en raison de divergences sur la manière d’investir les prochains fonds de l’UE pour soutenir l’économie italienne.

Renzi a été accusé d’agir dans son propre intérêt politique en essayant d’élever l’opinion publique pour son groupe nouvellement formé. Son parti s’est abstenu lors du vote décisif de mardi soir, au lieu de choisir d’aller contre Conte et d’aider à faire tomber le gouvernement.

L’un des principaux défis auxquels le gouvernement minoritaire actuel est confronté, mis à part la furieuse pandémie de coronavirus, sera de sauver l’économie italienne, où le PIB (produit intérieur brut) devrait chuter de 10% en 2020.

La coalition formée par le Mouvement cinq étoiles et le Parti démocrate, deux partis pro-UE, doit présenter un plan de relance à Bruxelles d’ici la mi-février pour approbation.

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S’exprimant lundi soir, Paolo Gentiloni, commissaire européen chargé des affaires économiques et qui évaluera les plans de relance, a déclaré que “les déséquilibres fiscaux risquent de s’aggraver”.

La zone euro avait travaillé pour réduire les déficits publics et les niveaux d’endettement avant la pandémie et on craint que les positions budgétaires ne soient bien pires après la pandémie si la relance imminente n’est pas bien investie.

Troisième fois chanceux?

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