Les partisans de Donald Trump affluent à Washington à la demande du chef

Ils répondent présent. Les partisans de Donald Trump ont commencé à affluer à Washington (États-Unis) ce mardi 5 janvier, à l’appel du président américain qui leur a demandé de manifester mercredi lorsque le Congrès officialise sa défaite à l’élection présidentielle, qu’il refuse d’accorder. “Mon commandant en chef m’a appelé et mon Seigneur et Sauveur m’a dit de partir”Debbie Lusk, une comptable retraitée de 66 ans venue exprès de Seattle, à travers le pays, a déclaré à l’AFP.

Comme elle, des centaines de personnes de partout aux États-Unis se sont rassemblées près de la Maison Blanche avec d’énormes drapeaux ou pancartes «Trump». “Arrêtez le vol”, le cri de ralliement de ceux qui croient, contre toute évidence, que les élections du 3 novembre ont été truquées. Plus de deux mois après le scrutin, Donald Trump continue de contester la victoire du démocrate Joe Biden, invoquant une fraude dont il n’a jamais fourni la preuve. Il n’a pas réussi à convaincre les tribunaux et les responsables électoraux, mais il a semé le doute dans l’esprit de ses partisans.

“Nous n’avons aucune confiance dans le résultat du scrutin”Chris Thomas, une retraitée venue avec son mari de l’Oregon sur la côte ouest, la tête coiffée d’un chapeau en l’honneur du milliardaire républicain, a déclaré à l’AFP. “Trump a gagné et il y a bien plus de preuves que nécessaire”a ajouté Matthew Woods, un Californien de 59 ans. “Washington est inondé de gens qui ne veulent pas voir une victoire électorale volée par des démocrates de gauche radicale”, a salué le président des États-Unis sur Twitter.

Des dizaines d’élus républicains de la Chambre et du Sénat restent également solidaires de Donald Trump et ont promis d’élever leurs doutes dans l’enceinte du Congrès qui devra, mercredi, certifier le vote des grands électeurs: 306 pour Joe Biden, 232 pour Donald Briscola. Leurs objections ne feront pas dérailler mais pourraient ralentir ce processus, le dernier avant l’assermentation du démocrate le 20 janvier.

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Mardi, des entreprises du centre de Washington ont réinstallé de grands panneaux de bois sur leurs fenêtres par crainte d’éventuels débordements. La police de la capitale a déclaré qu’elle craignait des violences potentielles, en particulier de la part de groupes d’extrême droite, et a averti que des personnes portant des armes à feu seraient arrêtées. Le chef de la milice des Proud Boys est arrêté depuis lundi, notamment pour possession illégale de deux cartouches de munitions de grande capacité.

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