Les rivaux doivent faire équipe sur Pogacar, déclare la légende du Tour de France Hinault

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Calais (France) (AFP) – Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France, pense que le champion en titre Tadej Pogacar sera difficile, mais pas impossible à battre.

Hinault a remporté le Tour en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985 et a déclaré mardi à l’AFP dans une interview à Dunkerque que Pogacar est en effet un très grand favori.

Les vingt kilomètres de pavés de mercredi sont le premier véritable défi du Tour et le dernier Français à avoir remporté le Tour de France insiste sur le fait que Pogacar n’aura aucun problème là-bas malgré sa silhouette élancée.

« Cela pourrait être le début du vrai Tour de France, simplement parce que vous pouvez avoir des chutes, des crevaisons, toutes sortes d’accidents de course, ce qui signifie que le Tour pourrait être perdu ou gagné ici », a déclaré le joueur de 67 ans.

« Donc normalement il faut être très vigilant même s’il semble qu’il n’y aura ni vent ni pluie », a-t-il déclaré à propos de la cinquième étape entre Lille et Arenberg.

Cette étape comporte 11 sections pavées le long des anciennes routes minières utilisées dans la classique course d’un jour Paris-Roubaix dite « L’Enfer du Nord ».

« Pogacar a déjà montré qu’il pouvait parfaitement se débrouiller sur les pavés après sa performance au Tour des Flandres, où il a terminé quatrième », a expliqué Hinault à propos du pavé belge classique qui s’est rongé les ongles en avril et que Pogacar a failli gagner.

« C’est un gars qui roule bien sur le trottoir et qui est capable de tirer quelque chose », a-t-il déclaré à propos du bricoleur slovène qui a remporté le Tour en 2020 et 2021.

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Connu sous le nom de « blaireau » à l’époque des courses en raison de sa position offensive, Hinault a suggéré qu’Ineos et Jumbo feraient bien d’unir leurs forces pour piéger le double champion seul, puis l’attaquer.

Bernard Hinault en 1976 Jean-Pierre PREVELAFP

« Si vous voulez battre Pogacar, vous devez l’attaquer et l’attaquer en nombre. Un pilote qui attaque ne suffirait pas car il dominerait ce combat », a-t-il insisté.

« Donc, si vous avez une équipe avec deux ou trois pilotes dans une équipe capable de l’attaquer, la seule solution de Pogacar serait de riposter et d’y aller seul ou d’abandonner.

« Soit Jumbo, soit Ineos pourraient défier Pogacar, mais seulement s’ils ne s’attaquent pas et ne rivalisent que contre lui. »

L’homme qui a également remporté le Giro d’Italia à trois reprises et la Vuelta a Espana à deux reprises a déclaré que l’ascension de samedi à La Planche des Belles Filles dans les Vosges serait l’endroit idéal pour attendre le Slovène de 23 ans.

« La première vraie chance qu’ils ont contre lui, c’est à La Planche des Belles Filles. C’est là que se fera le premier gros combat », a-t-il prédit.

« Les grandes étapes de montagne seront les plus dangereuses pour Pogacar. Mais seulement si les autres osent vraiment courir avec lui. »

Mais même alors, Hinault a insisté sur le fait que Pogacar, actuellement troisième du classement du Tour de France à 32 secondes du maillot jaune belge Wout van Aert, n’était à risque que dans certaines situations.

A La Planche des Belles Filles ils pourraient l’emporter si la course démarre tout de suite.

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« S’ils attendent le pied de la montée, cela ne fonctionnera pas, mais une journée complète d’attaques pourrait faire l’affaire. »

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