Les candidats français divisés sur le porte-monnaie numérique du futur gouvernement – EURACTIV.fr

Alors que les élections françaises devraient voir un remaniement gouvernemental et une restructuration des portefeuilles ministériels, EURACTIV France a demandé aux principaux candidats comment les questions numériques correspondraient à leurs gouvernements s’ils étaient élus.

Les candidats à l’élection du 10 avril sont en désaccord sur la manière dont le portefeuille numérique sera repris par l’actuel secrétaire d’État au numérique Cedric O, qui a confirmé vouloir retourner dans le secteur privé.

Le gouvernement français est composé de plusieurs catégories de ministres. Il s’agit notamment de ministres à part entière qui peuvent se voir décerner le titre honorifique de « ministre d’État » pour signaler une volonté politique et de vice-ministres et secrétaires d’État responsables d’un domaine donné. Ils fonctionnent généralement sous la tutelle et avec les moyens d’un ministre de tutelle.

Malgré leurs similitudes, les secrétaires d’État perçoivent un salaire mensuel brut de 9 623 euros, soit moins que le salaire brut de 10 135 euros des ministres. Même les secrétaires d’État ne participent au Conseil des ministres que lorsque l’ordre du jour concerne leurs portefeuilles.

Un enjeu intersectoriel

Mais pour la candidate socialiste Anne Hidalgo et la candidate de droite Valérie Pécresse, le temps d’un secrétariat « simple » pour un enjeu transversal comme le numérique est révolu.

« Nos administrations souffrent actuellement d’un manque de coordination en matière de gestion numérique. Nous allons donc créer un ministère du numérique puissant et autonome, détaché du ministère de la cohésion territoriale. De par son caractère transversal, il permettra de coordonner l’action interministérielle », indique le manifeste numérique d’Hidalgo.

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« Ce qui est sûr, c’est que ça ne peut pas être une secrétariat d’Etat rattachée à Bercy [the prime minister’s office]ce qui en ferait un sous-objet de l’économie », estime Nelly Garnier, conseillère régionale de la région Île-de-France et spécialiste du numérique pour la campagne Pécresse.

« C’est une question de souveraineté et une question souveraine. Il est donc logique que ce soit un ministère à part entière lié au Premier ministre », a-t-il déclaré à EURACTIV.

Les candidats à la présidentielle française prennent position sur la santé numérique

Les porte-parole du candidat à la présidentielle pour la santé Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Valérie Pécresse et le candidat annoncé prochainement Emmanuel Macron ont présenté leurs plans pour les élections sanitaires numériques d’avril lors d’un événement jeudi 24 février.

Status Quo

Mais selon le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon de La France Insoumise, assurer un ministère complet en fonction n’est pas crucial.

Jill-Maud Royer, responsable du volet numérique de la campagne du candidat rebelle, a déclaré à EURACTIV que Mélenchon souhaite réduire le nombre de ministères en général.

L’actuel secrétaire O a noté que: «Je pense que l’écosystème surestime la question institutionnelle. Si j’avais été ministre, je ne suis pas sûr que j’aurais pu faire plus que ce qui a été fait », ajoutant que Macron lui-même était « le premier ministre du numérique » grâce à son engagement sur ces sujets.

Soit il espère que son successeur pourra maintenir un lien étroit avec les services du ministère de l’économie et des finances, qu’il soit ou non aux mains d’un ministère numérique à part entière auquel il reconnaît une « importance symbolique ».

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« Si j’avais une envie, ce serait de faire en sorte qu’il y ait un grand ministère de l’économie et de la technologie qui ait tous les pouvoirs sur ces éléments et qui ait le pouvoir de l’administration de Bercy », a-t-il déclaré.

« L’écosystème numérique n’est pas le seul à demander » un ministère complet, a rappelé à EURACTIV l’eurodéputé Eric Bothorel de La République en marche (LREM) de Macron, citant l’exemple des agriculteurs, partagés entre le ministère de l’agriculture et celui de l’environnement.

Peu importe où se termine le portefeuille numérique, « cela dépend surtout de l’homme ou de la femme », a déclaré Bothorel, ajoutant qu’il n’y a pas de recette miracle pour s’en tenir à « l’extrême transversalité du numérique ».

Dans le même temps, le responsable de la campagne numérique du candidat d’extrême droite Eric Zemmour a déclaré que l’affaire n’était pas encore résolue.

La candidate d’extrême droite Marine Le Pen, le candidat écologiste Eric Jadot et leurs conseillers respectifs n’ont pas répondu aux sollicitations d’EURACTIV.

[Edited by Luca Bertuzzi/Alice Taylor]

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