Un Tour de France riche en émotions

L’été est faste pour les amoureux de sport. Avec toutes les compétitions tenues en cette période estivale, certains ne savent même plus où donner de la tête. Pour preuve, à peine l’Euro de football jouait ses derniers matches avant la victoire finale de l’Italie, que le Tour de France, la plus grande compétition cycliste de la terre, démarrait. 

Si la fièvre du football n’est en rien une légende et qu’elle s’est bel et bien emparée des quatre coins de l’Europe durant cette compétition continentale, que dire de celle autour du cyclisme ! Partant de Bretagne, terre de vélo par excellence, le Tour de France a une fois de plus fait chavirer les cœurs. Au-delà de la victoire de Tadej Pogacar pour la seconde année consécutive et de la domination collective de la Bahrain Victorious, les étapes et les péripéties propres aux courses de trois semaines ont apporté un amas d’émotions incalculables.

Retour sur quelques moments marquants de cette 108e Grande Boucle !

Légende : C’est Tadej Pogacar qui s’est imposé une seconde année consécutive 

Les larmes de Mathieu Van Der Poel 

Est-il possible de ressortir un moment encore plus fort que ce bras levé, ce doigt en direction du ciel ? Filiation du « papy » aimé de toute la France depuis des générations, d’un « Poupou » omniprésent dans sa carrière de cycliste polyvalent au possible et exceptionnel dès que ce jeune batave pose ses boyaux quelque part, sur route, sentier ou terre.

Mathieu Van Der Poel a donc réussi à faire ce que dont avait toujours rêvé un pays entier en vain, mettant les espoirs d’une nation sur le dos courbé de Raymond Poulidor : porter le maillot jaune du Tour de France. Victorieux à l’issue de la deuxième étape du Tour de France à Mûr-de-Bretagne, le génie du cyclisme a usé de stratagèmes propres à lui, en attaquant lors du premier passage sur la terrible bute des Côtes-d’Armor. 

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« Il est fou, il ne pourra pas gagner », « c’est beaucoup trop tôt », furent tant de commentaires effectués au moment du premier passage des coureurs sur le sommet breton, tant de spécialistes légitimes qui voyaient une fois de plus, Van Der Poel balayer d’une main de maître tous ces codes, ces idées reçues. Quelques kilomètres plus tard, il plaçait à nouveau une attaque dévastatrice, laissant ceux qui le marquaient à la culotte sur place.

Le petit-fils de Poulidor levait le bras en l’air, passait la ligne et il ne fallut guère de temps pour voir toutes les larmes de son corps lui serrer la gorge. Et que dire de la notre !

Le retour de en grâce de Cavendish 

En proie à des douleurs physiques et mentales depuis plusieurs saisons, le prime de Mark Cavendish, sprinteur le plus victorieux de l’histoire du Tour, semblait bel et bien derrière lui. Une confiance accordée par Patrick Lefevere et l’action de son partenaire principal changeait ses plans annoncés de fin de carrière il y a quelques mois en signant dans l’équipe belge Deceuninck Quick-Step.

Légende : Le fabricant Specialized a poussé pour que Cavendish signe chez DQS

Maillot vert et vainqueur de quatre étapes durant cette édition, Cavendish a égalé le record de nombre de victoires sur la Grande Boucle, portant son total à 35 unités. Soit autant qu’un certain Eddy Merckx. À 36 ans, le natif de l’île de Man ne sait pas s’il reviendra sur le Tour, mais il lui suffira d’une victoire pour définitivement entrer dans la légende de son sport. Une fois de plus.

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La découverte de Ben O’Connor 

Bien connu des spécialistes du cyclisme, Ben O’Connor n’était pour le commun des mortels, pas l’une des vedettes du peloton professionnel. Arrivé cette saison dans la formation française AG2R Citroën Team, l’Australien a vu son statut être propulsé sur le devant de la scène nationale. 

Auteur d’un baroud d’honneur exceptionnel en direction de Tignes, le grimpeur s’est vu monter un temps à la seconde place du classement général. Terriblement humain, il aura marqué la course de son empreinte émotionnelle forte comme en témoignent ses cris de rage, incontestablement mêlés au désespoir de ne pas pouvoir suivre la roue des meilleurs sur les pentes du Ventoux. Rictus ou sourire ? Toujours est-il que le coureur a apporté une grande et belle image du vélo sur ces trois semaines de Tour.

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